Il y a quelques jours, juste avant le week-end dernier, je publiais un billet de blog faisant le point sur la situation autour du conflit Russo-Turc, et en particulier sur son vraisemblable embrasement prochain autour de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan.

Le moment est venu de refaire le point.

- Concernant les négociations du samedi 19 décembre en Suisse entre Azerbaïdjan et Arménie, comme prévu, elles n'ont rien donné

- Concernant l'ouverture de la boîte noire, elle n'a, sans doute opportunément pour la Russie, rien donné non plus (la boîte est, semble-t-il, trop endommagée...)

Mais il se passe d'autres choses : aujourd'hui le leader du parti turc prokurde a été reçu à Moscou.

Entretemps, l'Arménie a reproché à ses alliés de l'Organisation du Traité de Sécurité Collective (l'OTAN russe) de ne pas s'impliquer dans sa défense, et ce alors qu'elle se dit "agressée" par un pays tiers, soit l'Azerbaïdjan. L'OTSC fonctionne sur un mode semblable à l'article 5 de l'OTAN, impliquant l'assistance en cas d'agression contre l'un des membres.

A présent, l'Arménie explique également qu'il n'y a plus de cessez-le-feu avec l'Azerbaïdjan, qu'elle est de facto en guerre avec ce pays qui l'agresse - l'Azerbaïdjan réplique qu'il ne fait que riposter aux incursions illégales de l'Arménie en zone occupée, incursions qui, rappelons-le, ont commencé à se multiplier il y a deux mois.

De leur côté, Turquie et Azerbaïdjan affirment aujourd'hui élargir encore leur coopération, notamment en matière militaire.

Bref, tout semble se mettre en place selon les plans établis pour la guerre de Poutine. La soumission de l'Azerbaïdjan, de gré ou de force, et l'imposition de la main russe sur le robinet d'hydrocarbures azerbaïdjanais à destination de la Turquie est en bonne voie.